La présentation du projet

La présentation du projet

Le projet prévoit de supprimer l’échangeur de la Porte de Paris (fermeture des 2 bretelles) afin de délester le boulevard Anatole France du trafic de liaison entre l’A1 et l’A86. Cet axe pourra ainsi être requalifié et apaisé en boulevard urbain par Plaine Commune et le Département de Seine-Saint-Denis.

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Actuellement, les bretelles d’entrée et de sortie de l’autoroute A1 sont contraignantes, tant pour les déplacements à l’intérieur de la ville que pour le développement urbain. Elles segmentent le territoire dionysien et sont consommatrices d’espace.

Leur suppression participera à la recomposition urbaine de Saint-Denis en libérant le foncier nécessaire aux projets menés par Plaine Commune pour repenser les liaisons entre le centre-ville et le sud de la ville.

La suppression de l’échangeur de la Porte de Paris impose également de réaménager l’échangeur Pleyel afin d’assurer la desserte du territoire et de l’adapter aux nouveaux besoins du quartier.

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Les objectifs du projet

Le réaménagement des échangeurs Pleyel et de la Porte de Paris participe à la transformation urbaine de Saint-Denis et à la transition écologique du territoire. Il s’inscrit dans le cadre de la stratégie de développement territorial de Plaine Commune, qui a notamment pour ambition d’améliorer l’intégration urbaine des ouvrages autoroutiers pour limiter les effets de coupure entre quartiers, redonner de l’espace à la ville et de la place à la nature.

Restructuré, il connectera le territoire à l’A86 en entrée et en sortie dans les deux sens, alors que seules l’entrée et la sortie depuis et vers Nanterre étaient possibles jusqu’à maintenant. Côté nord, rue de la Révolte, l’accès existant sera modifié et complété par une bretelle de sortie. Côté sud, les 2 bretelles de sortie existantes – boulevard de la Libération, conservée, et boulevard Anatole France, modernisée – seront complétées par une bretelle d’accès depuis le boulevard Anatole France.

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La modification des accès à l’A86 s’accompagne d’une requalification des axes routiers locaux aux abords immédiats de l’échangeur Pleyel. La route de la Révolte, le boulevard de la Libération et le boulevard Anatole France seront aménagés en voies urbaines avec des trottoirs accueillants, des carrefours à feux et des pistes cyclables. Le couloir bus du boulevard Anatole France sera prolongé jusqu’au Pont de la révolte.

Les bénéfices du projet

Conçu de façon à réduire l’emprise des axes autoroutiers et routiers sur le territoire urbain, le réaménagement des échangeurs Pleyel et de la Porte de Paris va induire 41 000 m2 d’espaces végétalisés, avec arbres, arbustes, prairies fleuries et fossés urbains végétalisés, dont l’aménagement a été réalisé en concertation avec les riverains.

Plus de 7 000 m2 de sols, actuellement recouverts de bitume ou de béton, seront rendus perméables. Les nombreux espaces délaissés – zones inoccupées aux abords des infrastructures autoroutières et le long des boulevards – seront valorisés en espaces paysagers.

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Un écran végétal dense de 5 m d’épaisseur sera créé au niveau de l’école sur le boulevard Anatole France. Il apportera plus de confort pour les occupants de l’école et les riverains. Une meilleure intégration de la nature dans la ville sera propice à l’accueil de la biodiversité et à l’adaptation au changement climatique.

Des plantations et des revêtements de sol plus clairs limiteront la concentration de chaleur. Au total, ce sont 240 arbres qui seront plantés. Une présence végétale accrue facilitera l’infiltration et le stockage des eaux de pluie dans les sols, avec pour effet de rafraîchir l’air lors des canicules et de minimiser la charge des réseaux d’assainissement lors des orages. Le choix de revêtements clairs pour les pistes cyclables et les trottoirs permettra d’atténuer la concentration de chaleur car ils réfléchissent et diffusent la lumière.

Les acteurs et le financement du projet

Le réaménagement des échangeurs Pleyel et de la Porte de Paris est inscrit dans le contrat de développement territorial de Plaine Commune qui regroupe 9 villes, dont Saint-Denis. Adopté en 2014, celui-ci fixe la stratégie de développement durable de l’établissement public territorial à l’horizon 2030.

Le projet, sous maîtrise d’ouvrage de la DiRIF, représente un coût de 95 millions euros, financé à 100% par la Société de livraison des ouvrages olympiques (SOLIDEO), en partenariat avec la Région Île-de-France et le Département de la Seine-Saint-Denis.

Le calendrier





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